Aikido et Iaido

Aikido et Iaido

L'étiquette (REISHIKI)

Le cérémonial est nécessaire et essentiel dans tous les arts martiaux, comme d’ailleurs dans toute recherche, car il permet à l’élève d’apprendre avant d’avoir pris conscience de la finalité de son travail. En BUDO, il a différents buts :

  • il enseigne, tout d’abord, les règles permettant un comportement empreint de respect et de politesse envers autrui,
  • il apprend ensuite à l’élève à se conduire avec un maximum de sécurité face à une attaque imprévisible, par exemple à ne jamais passer, pour entrer dans le DOJO, devant une ligne de pratiquants assis en SEIZA. En marchant derrière eux,
  • il ne s’expose pas à une attaque subite,il apprend aussi à « connaître sa place », c’est-à-dire à évaluer les distances nécessaires entre soi-même et le monde (êtres ou objets) et à conserver ainsi une marge de sécurité suffisante,
  • il apprend parfois à s’asseoir face aux portes et fenêtres, à ne pas s’asseoir le dos voûté, à garder les mains libres, à utiliser la main gauche afin de permettre à la droite d’être disponible en cas d’attaque, à marcher de préférence dans un terrain encaissé, etc…
  • il nous habitue à certaines précautions qui doivent devenir instinctives lors d’un combat réel,
  • le cérémonial aide enfin à se calmer et à se forger un mental au cours de l’entraînement. Il symbolise donc la purification intérieure de l’élève. Plus prosaïquement, le cérémonial représente une transition entre les activités quotidiennes et le travail sur soi.
  • Il peut, selon les écoles, varier dans les détails, mais il conserve la même essence dans tous les cas.

 

Extrait du livre N. Tamura : « AIKIDO – étiquette et transmission » :«

REI se traduit simplement par salut. Mais il englobe également les notions de politesse, courtoisie, hiérarchie, respect, gratitude.

REIGI (l’étiquette) est l’expression du respect mutuel à l’intérieur de la société. On peut aussi le comprendre comme le moyen de connaître sa position vis à vis de l’autre. On peut donc dire que c’est le moyen de prendre conscience de sa position.Le caractère REI est composé de 2 éléments : SHIMESU et YUTAKA.

shimesu : l’esprit divin descendu habité l’autel

yutaka : la montagne et le vase sacrificiel de bois qui contient la nourriture : deux épis de riz, le récipient débordant de nourriture, l’abondance.Ces deux éléments réunis donnent l’idée d’un autel abondamment pourvu d’offrandes de nourriture, devant lequel on attend la descente du divin… la célébration.

GI : l’homme et l’ordre. Désigne ce qui est ordre et qui constitue un modèle.

REIGI est donc à l’origine ce qui gouverne la célébration du sacré. Il est probable que ce sens se soit ensuite étendu aux relations humaines lorsqu’il a fallu instaurer le cérémonial qui régissait les relations hiérarchiques entre les hommes. »

Ce bref rappel pour démontrer que le cérémonial tient une place essentielle dans la progression et qu’il constitue la base de ce qu’il convient d’appeler la Voie Martiale (BUDO).

Le salut au sabre de la tradition MUSO SHINDEN répond à une étiquette très précise qui lui est propre et qu’il convient d’enseigner au pratiquant dès le début de son apprentissage.

Extrait du livre de M.T. SHEWAN : « IAI : l’art du sabre japonais » (p. 56 : REI-SHIKI : le cérémonial)

 
 
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